I'm sixteen forever
And I want to hear your voice
(more than anything else)
And I want to come home.
Quand il a attrapé mon bras et serré fort, si fort que j'ai une couronne de bleus autour du poignet et des élancements de douleurs malgré le médicament, j'ai pensé à elle, absurdement. A ma mains contre sa joue, à son rire. J'avais frappé de toutes mes forces et j'avais tiré une fierté absurde à la voir reculer, tituber. Jusqu'à ce qu'elle se mette à rire et s'en aille en claquant la porte.
J'ai revu tout ça, avec sa main à lui autour de mon poignet presque au même endroit que le sienne. Et j'ai pensé, non, les coups c'est elle. C'est le seule, la dernière à m'avoir, à me faire ça. Je me suis souvenu de "plus jamais" et des coups, de mon bras en travers de mon visage. Du choc de le chair contre la chair, du bruit mat que ça produit. Du dégout, de la peur, de l'exaltation (au moins j'ai ça d'elle encore, cette colère si grande) de la honte, du dégout, dégout, dégout.
Et pour la seconde fois de me vie j'ai frappé aussi fort que j'ai pu, pour qu'il me lâche.
Et jamais, jamais plus je ne les laisserais me toucher. Et je frapperais aussi fort que je peux, encore et encore, à en casser chacun de leurs doigts, pour qu'eux ne puissent plus jamais lever la main sur moi.